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Les vendredi de FOOTNC: Aser Xuma (UNC), et si le meilleur footballeur calédonien jouait au futsal ?



C'est la question que l'on pourrait se poser. Tous ceux qui ont vu jouer Aser Xuma sur un parquet de futsal ne peuvent pas être restés insensibles. Très largement au-dessus de la moyenne balle au pied, doté de qualités athlétiques notables, second meilleur buteur de la Super Ligue de Futsal, l'international calédonien de futsal et de teqball impressionne. Sympathiquement et plein d'humilité, il a accepté de revenir pour FOOTNC sur son parcours et sur l'actualité du futsal calédonien.



Tu es un joueur reconnu dans le futsal calédonien, avec de grosses qualités. Nombreux se demandent comment s'est fait ton choix entre le futsal et le foot à 11 ?

Je pense que c'est peut-être dû à mon approche du football quand j'étais petit, où je n'ai jamais vraiment joué en club. Depuis mon plus jeune âge, comme de nombreux autres garçons le football a toujours été un loisir à la tribu. Je me rappelle que l'on faisait souvent des match entre tribu à l’école, c’était Hmeleck, notre tribu, contre Thuahaik, la tribu voisine. Au fur et à mesure des années, des compétitions ont vu le jour : la Coupe Yeiwene, la Coupe Noël (inter quartier dans la tribu). Et c'est finalement qu’à 19 ans que j'ai vraiment fini par prendre une licence, et ça a été une licence de futsal, avec la sélection de Drehu au lycée. C'est à ce moment là que s'est fait le choix, puisque depuis j'ai toujours joué au futsal, notamment à l'Université avec l'UNC. Après, en y réfléchissant bien, si je me suis orienté vers le futsal, c'est peut-être dû au fait qu'à l'époque le futsal me paraissait "plus propre", avec moins de tacles et de risques de se blesser. Un jeu plus basé sur la technique que sur l'engagement physique. Même si aujourd'hui les duels athlétiques existent dans le futsal, et que je ne suis pas le premier à m'échapper.


Penses tu qu'un jour on pourrait te voir sur un terrain de foot à 11 ? Est-ce que ça t'attire ?

Honnêtement, je pense qu'il ne faut jamais dire jamais. Donc peut-être un jour. Après aujourd'hui, je considère que je n'ai encore rien fait dans le futsal, et je suis totalement concentré et impliqué dans les objectifs que l'on a aussi bien avec l'UNC qu'avec la Sélection de Futsal Calédonienne. Comme nombreux ici, j'aimerais bien qu'on réussisse à prendre la première place d'Océanie aux Iles Salomon et de pouvoir affronter comme ils vont le faire à la prochaine Coupe du Monde des grandes nations de Futsal.

La Sélection Calédonienne de Futsal en 2019


Justement, vu que tu en parles, les Îles Salomon vont jouer la Coupe du monde de futsal en Lituanie en Septembre. Ils ne paraissent pas avoir beaucoup plus de moyens que la Calédonie. Qu'est-ce qui vous sépare d'eux selon toi ?

Tout d’abord, je voudrais commencer par les féliciter. Ils méritent d’être là où il sont en ce moment. Ce sont des joueurs de talent qui travaillent pour évoluer et arriver à ce niveau. Je pense que ce qu'on pourrait peut-être leur piquer, c'est leur cohésion et leur envie d'aller loin tous ensemble en Sélection. C'est un peu ce qui nous manque de mon point de vue. Après on sait tous que la Sélection ce n'est pas comme en club, où tu côtoies tes coéquipiers plusieurs fois par semaine depuis des mois. C'est peut-être plus compliqué de créer une dynamique collective.



En Super Ligue, vous venez de prendre la première place à l'ASPTT alors qu'on est pile à la moitié de la saison. Quatre équipes paraissent encore pouvoir prétendre au titre. Comment vois tu la deuxième partie de saison ?

On est dans un championnat où tout peut arriver. Je pense que c'est vraiment positif pour le futsal calédonien, ça oblige les équipes et les joueurs à s'investir encore plus et donc à progresser. Pour la deuxième partie de saison, il n'y a pas de secret, l’équipe qui travaillera le plus et le mieux, sera championne. Après, pour me mouiller un peu, je pense que l'ASPTT est peut-être l'équipe la mieux armée. Mais vous pouvez compter sur nous pour tout donner et être présent jusqu'à la fin.

(crédit visuel : FCF)


Enfin, tu es aussi connu sur le Territoire pour être un joueur de Teqball, sport en développement parrainé notamment par des joueurs comme Ronaldinho. Il se dit que tu es classé 17ème mondial. Que peux tu nous en dire ?

C'est grâce à notre coach à l'Université, Eric Michalack que je pratique le Teqball depuis maintenant 3 ans. Je le remercie chaleureusement pour ça d'ailleurs, car ça m'a permis de vivre de superbes expériences. On évolue en double au teqball, et avec mes différents coéquipiers, Jean-Philippe Sele, Cau Poanoui et Valérian Michalack, ont a eu l'opportunité de représenter la Nouvelle-Calédonie à différentes Coupes du monde de Teqball qui ont eu lieu en France, en Chine puis en Hongrie. C’est un sport que j’apprécie et j’invite tout le monde à s'y essayer. Pour ce qui concerne mon classement mondial, effectivement à un moment, j'ai été classé 17ème mondial. Mais ce n'est sûrement plus mon classement aujourd'hui, puisqu'avec le COVID nous n'avons pas pu participer aux dernières compétitions qui ont eu lieu. J'espère en tout cas pouvoir défendre à nouveau nos couleurs le plus rapidement possible.

Aser Xuma et Jean-Philippe Sele en démonstration de Teqball


Aser XUMA

né le 11/01/95, 26 ans

Originaire de la tribu de Hmeleck (Lifou)

Club de Futsal : UNC

International Calédonien Futsal et Teqball







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